Faute de personnel, la boulangerie Wüthrich à Grindelwald (BE) a fermé ses portes fin 2024. A peine six mois plus tard, son propriétaire, Martin Wüthrich, a pu reprendre son activité dans les mêmes locaux grâce à une alliance inhabituelle.

Fin 2024, c’est le cœur lourd que Martin Wüthrich a fermé la boulangerie Wüthrich à Grindelwald (BE). Il tenait cette boulangerie de village, vieille de 120 ans, en quatrième génération. A peine six mois plus tard, les frères Matthias et Lars Michel, exploitants des hôtels Fiescherblick et Gletschergarten, ont ouvert un café-boulangerie de style scandinave, Kringle, dans les locaux de vente. Comment cela s’est-il fait ? Qu’en pense la clientèle ? Et pourquoi Martin Wüthrich peut-il continuer à exercer son métier de boulanger ?

Pourquoi avez-vous dû fermer la boulangerie Wüthrich fin 2024?

Martin Wüthrich: A cause du manque de personnel. Mes parents et moi travaillions avec des saisonniers, mais ils sont de moins en moins nombreux. Il n’était pas possible de les employer toute l’année, comme je l’aurais souhaité. Pour simplement atteindre l’équilibre financier, l’effort n’en valait pas la peine.
La décision n’a pas été facile à prendre. Pendant deux ans, j’ai réfléchi à des solutions pour maintenir l’activité. Mon père m’a toujours dit de faire ce que je voulais. Les personnes avec lesquelles une reprise aurait été envisageable avaient d’autres idées en tête. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que j’en avais assez ! Je ne pouvais et ne voulais plus continuer.

Le boulanger-pâtissier Martin Wüthrich et l’hôtelier Matthias Michel ont tous deux grandi à Grindelwald (BE) et se connaissent depuis longtemps.

Que s’est-il passé après la fermeture?

Matthias Michel: Martin nous a demandé si les places de stationnement nous intéressaient. C’est ainsi que mon frère, Lars, et moi avons commencé à discuter avec lui. Il voulait louer la boulangerie. Nous avons voulu tenter l’expérience. Avec deux établissements hôteliers, nous avons la flexibilité nécessaire pour organiser le personnel. Nous pouvions offrir cet avantage à Martin.
Nous avons grandi juste en face. C’est notre boulangerie, c’est là que nous dépensions notre argent de poche quand nous étions enfants. Elle fait partie du quartier et anime les environs pour les hôtels. Pour toutes ces raisons nous avons demandé à Martin s’il accepterait de continuer à nous fournir du pain si nous reprenions le magasin. …

… Vous trouverez l’interview complet dans Panissimo du 22 mai 2026.

Texte et photos: Diego Schwerzmann

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