Dans certains pays, la proclamation de la fête du pain est agendée du 7 au 17 mai cette année 2026. A travers cette fête, l’artisanat se met en habits de fête avec des animations diverses et variées, et des événements médiatisés de portées régionales et nationales. Spécialités, concours et autres font la part belle à l’artisanat à l’échelle des pays. Mais ceci doit générer une réflexion globale en nos terres d’Helvétie où se déroulent sous des formes diverses des événements autour du pain. Oui mettre le pain en fête par des événements ponctuels et répétitifs d’année en année est une très bonne idée mais il reste le fait de devoir communiquer.
Dans la partie alémanique se déroulent des marchés du pain sous l’égide des «zunft» ou corporations. En Suisse romande et au Tessin ne serait-il pas temps que les Chapitres des Chevaliers du bon pain soient en très grande partie faits dans le cadre d’un espace public avec des dégustations et de la promotion et un battage médiatique sous diverses formes?
Certes certains le font déjà mais une augmentation sera salutaire. Dans plusieurs cantons, diverses manifestations sont organisées autour du pain et aussi du chocolat et ceci a un grand succès. Mais revenons à la base de la réflexion pour mettre le pain en fête et l’installer sur l’échelle de la promotion. Il y a plusieurs actes soit en fonction de concours par exemple le meilleur croissant, la meilleure baguette, le meilleur pain de seigle AOP, les meilleures flûtes au sel, la meilleure cuchaule AOP, etc. et bien sûr le Swiss Bakery Trophy une belle vitrine.
Mais je me rêve à penser que, dans tous les villages, toutes les villes ou les bourgs, voire les quartiers à toutes les fêtes de ces communautés y compris dans les cadres scolaires, le pain devrait être de la fête. Que tous les boulangers, pâtissiers et confiseurs qui produisent aussi du pain et des produits de l’assortiment de nos métiers les mettent en fête à toutes les occasions qui se présentent ou les créer de toutes pièces en les liant avec des actions concrètes. Et il est vrai pour que la fête soit belle, le meilleur moyen reste d’y être.
Bernard Pignat, Chevalier d’honneur
de la Confrérie valaisanne des chevaliers du bon pain
Photo: Johann Ruppen