De nombreux jeunes vont bientôt commencer leur formation dans des boulangeries et des confiseries. A première vue, cela peut sembler paradoxal, car les mineurs n’ont pas le droit d’effectuer de nombreux travaux typiques du secteur. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement relatives à la protection des jeunes est une condition préalable.

Le passage de la vie scolaire au monde du travail représente un défi pour les jeunes. Outre les horaires de travail matinaux et la hiérarchie de l’entreprise, le fait que le développement du cortex préfrontal ne soit pas encore achevé contribue également à ce que les risques soient souvent évalués différemment par les jeunes que par les adultes. Combinée au manque d’expérience, cette situation explique malheureusement pourquoi les jeunes sont plus fréquemment représentés dans les statistiques d’accidents.

Dispositions pour les mineurs

L’ordonnance du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche sur les travaux dangereux pour les jeunes interdit en principe aux mineurs d’exercer un grand nombre d’activités qui font partie du quotidien des métiers de la boulangerie et de la confiserie. Afin de ne pas compromettre la réussite de la formation, des mesures d’accompagnement visant à protéger les jeunes sont définies dans l’annexe 2 de chaque plan de formation. L’exécution de travaux particulièrement dangereux est toujours associée à des mesures de formation et de contrôle. Les formateurs doivent consulter les annexes des plans de formation correspondants et documenter de manière compréhensible la mise en œuvre des mesures d’accompagnement.

Une partie seulement de la sécurité au travail

Outre ces exigences supplémentaires, les apprentis sont soumis aux mêmes principes de sécurité au travail et de protection de la santé que tous les collaborateurs. Cela comprend notamment la protection contre le harcèlement sexuel, l’instruction et la mise à disposition d’équipements de protection individuelle, ainsi que, si nécessaire, des mesures de protection de la maternité.

Infos : les mesures d’accompagnement figurent dans la liste des professions Sefri:
fedlex.admin.ch/eli/cc/2022/41/fr

Benjamin Horand,
responsable de l’antenne MSST et de la gestion de la qualité
Photo: Johann Ruppen

Pour tous renseignements: Sébastien Knecht, 024 552 00 88, knecht@richemont.swiss

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