Il est des temps où la nécessité de l’écoute est impérative, ceci afin d’éviter les turpitudes des divisions ou des fractionnements. Oui, éviter les clashs ou les affrontements qui paralysent les évolutions, celles qui doivent aller dans le sens du bien commun. Oui, car il faut mettre au centre le bien commun qui est l’objectif.
Pour parvenir au bien commun pour une société, une branche et ceux qui la composent, il n’y a pas plusieurs vérités mais la réunion des idées des uns et des autres pour un faire un amalgame. Cet amalgame est une nécessité pour construire le futur. Il ne doit pas être issu d’une pensée unique mais bien d’une association de valeurs et de respects des différences pour un faire un creuset.
Alors, comment faire pour réaliser tout cela ? Le bon sens paysan dit qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Réfléchissons-y, sans oublier que la précipitation des actes trop souvent nuit à la valeur de ces derniers. Il serait bon à ce titre de penser au modèle suisse qui est fait de consensus et de compromis ce qui a toujours prévalu et a évité les accidents de parcours, le chaos, l’inertie et surtout n’a pas fait la place aux diktats. Je suis ce que je suis et non ce que les autres voudraient que je sois ; petites paroles sages peut-être et chemin qui démontre que c’est par l’assemblage des opinions, des valeurs, des idées, des réflexions et des actions que nous pouvons avancer.
Reste une espérance que penser, réfléchir et agir soient les moteurs pour mettre en mouvement la force utile, la sagesse nécessaire et la beauté attendue. Vivre par l’unité et créer l’osmose ne doit pas être un rêve mais le sujet qui permettra l’élévation commune à travers le travail et le métier, celui d’aujourd’hui et de demain, car le futur n’attend pas mais il faut être sûr de celui que nous voulons toutes et tous !
Bernard Pignat, Chevalier d’honneur
de la Confrérie valaisanne des chevaliers du bon pain
Photo: Johann Ruppen