Depuis octobre, Manuela Schwab est responsable de la pâtisserie-confiserie de l’Ecole professionnelle Richemont à Lucerne. Auparavant, elle a marqué de son empreinte le département pâtisserie de la boulangerie Reinhard à Bolligen (BE). Dans cette interview, elle évoque ses débuts, ses nouvelles fonctions et les changements à venir sous sa direction.
Manuela Schwab, comment s’est passée votre arrivée à votre nouveau poste?
Après de nombreuses années chez le même employeur, ce nouveau départ à l’École professionnelle Richemont a représenté pour moi un défi passionnant et varié.
Peux-tu décrire tes premiers mois à nos lecteurs et lectrices?
Durant cette période, mon prédécesseur, Urs Meichtry, m’a accompagnée, ce dont je lui suis très reconnaissante. Nos différences, parfois très marquées, dans la manière de travailler et de procéder, ont toutefois représenté un défi supplémentaire pour moi. Parallèlement, j’ai été très chaleureusement accueillie par ma nouvelle équipe, qui m’apporte un grand soutien depuis. Cela a considérablement facilité mon intégration et me motive à m’investir pleinement dans mes tâches.
Dans l’ensemble, on peut donc dire que mes débuts à l’École professionnelle Richemont ont été à la fois intenses, exigeants, passionnants et valorisants.
Quelles sont vos responsabilités ?
Dans le cadre de mes fonctions, je suis responsable de la gestion opérationnelle de la pâtisserie-confiserie. Je conseille également les membres du secteur sur des questions techniques et j’enseigne certains cours. En tant que membre de la direction, je participe par ailleurs activement aux processus stratégiques.

Que retiens-tu de ton passage à la boulangerie Reinhard pour tes nouvelles fonctions?
J’ai acquis chez Reinhard une solide expérience en matière de gestion et des connaissances approfondies en optimisation des processus. J’y ai aussi pris conscience de l’importance cruciale d’un réseau bien entretenu et de l’impact positif d’une culture de la reconnaissance. Enfin, je suis aujourd’hui convaincue qu’il existe une solution adaptée à chaque défi, même si celle-ci peut parfois s’avérer inconfortable.
Quels sont les défis à relever ?
Sur le plan personnel, le passage d’une entreprise artisanale à l’environnement scolaire de Richemont, qui est également le centre de compétences de notre branche, a été particulièrement exigeant. Ce nouvel environnement m’ouvre de nouvelles perspectives, mais requiert aussi une grande capacité d’adaptation.
Un autre défi réside dans l’évolution du secteur. L’École professionnelle Richemont doit se repositionner et développer des solutions tournées vers l’avenir pour répondre aux enjeux actuels et futurs du secteur.
Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans ton travail actuel?
J’ai la possibilité de contribuer activement à façonner l’avenir du secteur, ce qui a toujours été l’un de mes plus grands souhaits. Mes décisions ont désormais un impact bien plus important qu’auparavant. J’apprécie également particulièrement le fait de pouvoir mettre à profit et interconnecter de manière ciblée toutes mes formations et expériences.
Des changements sont-ils prévus dans un avenir proche?
En cas de remaniement à la direction, de nombreux processus et structures évoluent généralement. Je considère cela comme l’une de mes tâches centrales. Une partie de ce développement s’opère naturellement à travers ma personnalité, tandis que d’autres ajustements sont attendus de ma part, ce que je trouve tout à fait légitime.
De nombreux changements sont donc à venir : certains plus modestes, qui concernent directement mon département, et d’autres plus importants, auxquels je peux contribuer. Il y a par exemple la plateforme richemont.plus.com, qui facilitera considérablement le quotidien des entreprises artisanales et formatrices à l’avenir.
As-tu des souhaits pour le secteur?
Pour l’avenir de notre secteur, je souhaite de tout cœur que nous restions courageux, que nous osions innover et explorer de nouvelles pistes.
Mais surtout, j’aimerais que nous nous rapprochions davantage en tant que branche, que nous nous soutenions mutuellement et que nous nous aidions simplement les uns les autres dans les moments difficiles. J’inclus bien entendu l’École professionnelle Richemont dans cette dynamique. Il me tient particulièrement à cœur que notre branche reste vivante à l’avenir, car ce n’est qu’ensemble que nous sommes vraiment forts et capables de relever les défis de notre époque.
Propos recueillis par Claudia Vernocchi
Photo: Richemont