Avec le printemps, la légèreté revient dans nos vies et dans nos fournils. Après les arômes épicés et réconfortants, place à des saveurs plus fraîches, plus légères et, oui, un peu plus riches en lapins. A peine le carnaval terminé, le rythme change: il faut tempérer la couverture, mouler les formes, aménager les points de vente.

Pâques est bien plus qu’une saison pour notre métier. C’est alors que l’on voit si la planification, le calcul des coûts et le travail d’équipe sont efficaces. Celles et ceux qui sont bien préparés vendent davantage et probablement mieux. C’est précisément durant cette période intense que se révèlent nos atouts : un artisanat authentique, des processus clairs et des produits en quantité limitée.

La saisonnalité signifie également que tout n’est pas toujours disponible; il faut oser le vide. Et c’est précisément cela qui crée de la valeur. Le printemps est synonyme de renouveau. Non pas au sens d’un activisme effréné, mais d’une prise de conscience. Quels produits soutiennent notre marque? Où gagnons-nous de l’argent; et où ne récoltons-nous que des applaudissements? Et quelle idée est plus qu’un simple élément décoratif?

C’est peut-être là le véritable message de Pâques pour notre secteur : le renouveau ne commence pas dans la vitrine, mais dans notre attitude; et dans la volonté de développer ce qui a fait ses preuves avec une clarté nouvelle.


Roland Räber,
Membre du CC, département assurances de personnes et sociales et SBC Fiduciaire

Photos: Franzisca Ellenberger

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