Cette question vient spontanément à l’esprit, surtout au moment de payer. Mais soyons francs: qui aime payer des factures?
L’association semble sans doute trop chère aux yeux de ceux qui ne connaissent pas tous les services proposés par la BCS ou le fonctionnement de l’ensemble de la structure.
Je siège au comité central «uniquement» en tant que représentant du Tessin, afin d’assurer un lien direct entre Berne et notre canton. Bon nombre de mes collègues du comité central assument d’autres fonctions en plus de leur mandat, notamment au sein de la commission aux pourparlers de la convention collective de travail (CCT) ou de la commission paritaire des boulangers-confiseurs (cpbc), en tant que représentants auprès de Panvica, ou encore comme responsables de la formation professionnelle suisse ou du commerce de détail.
Tout cela est certainement intéressant et enrichissant. Mais il ne faut jamais oublier que nous exerçons tous ces mandats selon le système de milice et que chacun d’entre nous doit également gérer sa propre entreprise. Pourtant, ce travail doit être accompli et quelqu’un doit s’en charger, dans notre intérêt à tous. En effet, les partenaires sociaux ne nous laissent aucun répit, même lorsque nous venons à peine de ratifier la dernière CCT.
L’ensemble doit ensuite être traité par le comité directeur, avec le concours de ses collaborateurs, puis faire l’objet d’une vérification juridique, être consigné dans des procès-verbaux et publié afin d’être mis à la disposition des membres via les différents canaux: site web, Panissimo, courriel, etc.
Est-il vrai que le nombre de boulangeries-confiseries diminue? Nous constatons effectivement une baisse du nombre de nos membres, notamment parce que certaines entreprises n’ont pas trouvé de successeur, que d’autres ont fermé leurs portes ou que leurs propriétaires ont atteint l’âge de la retraite. Mais qu’en est-il des nouvelles boulangeries-confiseries? Adhèrent-elles à l’association?
C’est là que les associations cantonales entrent en jeu. Combien d’entreprises de pâtisserie sont contrôlées par les services cantonaux d’hygiène et combien d’entre elles sont membres de l’association? Si nous constatons un écart important, nous devons prendre le temps d’expliquer aux entreprises non affiliées les avantages d’une adhésion.
Daniel Ricigliano
représentant régional du Tessin
Photo: Franzisca Ellenberger
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